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Des questions nous ont été posées lors de rencontres dans le village : et la sécurité ?

Sous-entendu bien sûr, la sécurité face à des comportements dérangeants voire dangereux (qui vont de la nuisance sonore à l’agressivité, en passant par la « privatisation » de l’espace public, de décharges sauvages…).

Nous ne nous permettrons pas, sans être en responsabilité et donc informés, de porter un jugement sur ces comportements ou sur les gens qui nous interpellent.

C’est une affaire qui doit obtenir une réponse de celles et ceux en charge de ces questions. Si tout le monde pense à la police, la gendarmerie, à la justice, il y a aussi un rôle des élus locaux. Nous avions abordé ce sujet lors d’une de nos nombreuses réunions publiques : les pouvoirs du maire et de ses adjoints en matière de sécurité publique ; voici quelques rappels.

Les pouvoirs du maire et de ses adjoints en matière de sécurité publique.

1) Le maire, autorité de police administrative au nom de la commune.

Le maire, en sa qualité d’officier de police judiciaire est le correspondant du procureur de la République, concernant les crimes et les délits dont il a connaissance. Afin d’assurer au mieux ses pouvoirs de police, il est tenu de mettre en œuvre les moyens nominatifs et matériels nécessaires (un de ces moyens est une police municipale).

2) Le maire ne peut et ne doit pas agir seul. La coopération prend forme au sein du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. La généralisation des intervenants sociaux en Gendarmerie est un maillon important de la mise en œuvre du programme d’actions pour prévenir les violences faites aux femmes, les violences intrafamiliales et l’aide aux victimes.

Le maire peut solliciter l’aide de l’État par le biais du fonds interministériel de prévention de la délinquance.

3) La police judiciaire. En pratique, ces missions sont surtout confiées aux maires des communes où il n’existe pas d’autre officiers de police judiciaire, ce qui n’est pas le cas de Puget-Théniers. Le maire, ici, reste donc concerné par la partie administrative qui est loin d’être négligeable.

Problème complexe qui n’a pas de solution « de bon sens, expéditive » à l’image du couvre-feu imposer l’été dernier aux plus jeunes qui comme toute punition collective, nuit surtout à ceux qui ne gênent personne !

Notre discussion a pour l’instant abouti à un seul souhait : nommer une personne, ou une équipe en relation avec la Gendarmerie, qui reçoive les réclamations, les déclarations de violence… Un numéro de téléphone ou une permanence bienveillante, connus de toutes et tous, des gens formés permettant d’écouter et d’orienter les plaignants vers la structure adaptée. La permanence juridique en mairie est un élément intéressant qui va dans ce sens mais incomplet à ce jour.

Le débat n’est pas clos : nous venons simplement de commencer le travail.

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